Oscars 2012
Et encore cinq pour the Artist lors de la Cérémonie des Oscars. Merci Mr du Pinceau.
Le conte de fées de The Artist poursuit son cours : le film français s'impose aux Oscars dans des catégories majeures, dont meilleur film, meilleur réalisateur pour Michel Hazanavicius et meilleur acteur pour Jean Dujardin.
« Merci beaucoup. I love you », s’est exclamé Jean Dujardin – qui battait au passage des pointures telles que George Clooney et Brad Pitt - en recevant son prix.
L’œuvre hexagonale en noir et blanc, nominée dix fois aux Oscars 2012 et grande gagnante des César de vendredi dernier, a décroché cinq des prestigieuses statuettes.
Déception cependant pour Bérénice Bejo qui a perdu dans la catégorie meilleure actrice dans un second rôle, au profit de la comédienne Octavia Spenser pour le film La couleur des sentiments.
The Artist remporte également l’Oscar de la meilleure musique originale ainsi que du meilleur costume.
Hugo Cabret - autre film sur le cinéma - est le deuxième grand gagnant de la soirée. Nominé à 11 reprises, le film de Martin Scorsese repart avec cinq statuettes en poche.
Quant à l'autre film français des Oscars (Une vie de chat, qui était nominé dans la catégorie meilleur film d'animation), il repart malheureusement bredouille.
Heureuse surprise pour le film Une séparation, qui remporte l'Oscar du meilleur film étranger. Victoire également pour Meryl Streep, sacrée meilleure actrice pour son rôle dans le biopic La dame de fer.
Liste complète des gagnants aux Oscars 2012 :
Meilleur réalisateur : Michel Hazanavicius, "The Artist"
Meilleur acteur : Jean Dujardin, "The Artist"
Meilleure actrice : Meryl Streep, "La dame de fer"
Meilleur film : "The Artist"
Meilleur acteur dans un second rôle : Christopher Plummer, "Beginners"
Meilleure musique: Ludovic Bource, "The Artist"
Meilleure chanson: Bret McKenzie, des "Muppets"
Meilleure adaptation : Alexander Payne et Nat Faxon & Jim Rash, "The Descendants"
Meilleur scenario original : Woody Allen, "Minuit à Paris"
Meilleure actrice dans un second rôle: Octavia Spenser, "La couleur des sentiments"
Meilleure photo: Robert Richardson, "Hugo Cabret"
Meilleure direction artistique: Dante Ferretti et Francesca Lo Schiavo, "Hugo Cabret"
Meilleur costume: Mark Bridges, "The Artist"
Meilleur maquillage: Mark Coulier et J. Roy Helland, "La dame de fer"
Meilleur film étranger: "Une Séparation"
Meilleur montage: Kirk Baxter et Angus Wall, "Millenium"
Meilleur montage sonore: Philip Stockton et Eugene Gearty, "Hugo Cabret"
Meilleur mixing sonore: Tom Fleischman et John Midgley, "Hugo Cabret"
Meilleur court métrage: "The Shore"
Meilleur court métrage documentaire: "Saving Face"
Meilleur court métrage d'animation: "The Fantastic Flying Books of Mr. Morris Lessmore"
Meilleur documentaire: "Undefeated"
Meilleur film d’animation: "Rango"
Meilleurs effets visuels: Rob Legato, Joss Williams, Ben Grossman et Alex Henning, "Hugo Cabret"
César 2012 : le palmarès complet
DR Triomphe de The Artist, mais Omar Sy grand vainqueur face à Jean Dujardin.
La 37ème cérémonie des César vient donc de s’achever sur le triomphe de The Artist, qui repart avec 6 trophées : Meilleur film, Meilleur réalisateur, Meilleure actrice, Meilleure musique, Meilleure photographie, Meilleurs décors ! Intouchables doit se contenter d’un seul César, mais pas des moindres, puisqu’il récompense Omar Sy, en tant que Meilleur acteur au nez et à la barbe de Jean Dujardin. Certain y verront un symbole social et politique fort. D'autres préfèrent penser que l'Académie a voulu jouer l'originale (et ne pas couronner l'acteur qui a récupéré tous les trophés du cinéma mondial)... L’Exercice de l’état de Pierre Schoeller rafle trois trophées, et la déception est au rendez-vous pour Polisse de Maïwenn, qu’on attendait de voir triompher mais ne reçoit qu’une statuette et demi (Meilleur montage et Meilleur Espoir féminin ex aequo).
Voilà le palmarès complet des César 2012.
Meilleur Film
The Artist de Michel Hazanavicius
Meilleur réalisateur
Michel Hazanavicius (The Artist)
Meilleur Acteur
Omar Sy (Intouchables)
Meilleure Actrice
Bérénice Bejo (The Artist)
Meilleur Acteur dans une Second Rôle
Michel Blanc pour L'exercice de l'état de Pierre Schoeller
Meilleure Actrice dans un Second Rôle
Carmen Maura (Les femmes du sixième étage)
Meilleur Scénario Original
L'exercice de l'état de Pierre Schoeller
Meilleure Adaptation
Carnage de Roman Polanski
Meilleur Film d'Animation
Le chat du rabbin de Joann Sfar
Meilleur Film Etranger
Une séparation d'Asghar Farhadi
Meilleur Premier Film
Le cochon de Gaza de Sylvain Estibal
Meilleur Film Documentaire
Tous au Larzac de Christian Rouaud
Meilleur Espoir Féminin
Clotilde Hesme dans Angèle et Tony
Naidra Ayadi dans Polisse
Meilleur Espoir Masculin
Grégory Gadebois dans Angèle et Tony
Meilleur Montage
Polisse de Maïwenn
Meilleur Photographie
The Artist de Michel Hazanavicius
Meilleur Son
L'exercice de l'état de Pierre Schoeller
Meilleure Musique de Film
The Artist de Michel Hazanavicius
Meilleurs costumes
L’Apollonide, souvenirs de la maison close de Bertrand Bonello
Meilleurs décors
The Artist de Michel Hazanavicius
Meilleur court-métrage
L'Accordeur d'Olivier Treineryouleur...
Cinéma > Festivals | Posté par AlloCiné - vendredi 27 janvier 2012
Les nominations aux Cesar 2012 ont été dévoilées ce matin. "Polisse" arrive en tête avec 13 citations, suivi de "L'Exercice de l'état" puis "The Artist" et "Intouchables"

Peu de surprises à la lecture de la liste des nominations aux Césars 2012, dévoilée ce vendredi matin. Les films français qui ont marqué l'année, sur le plan commercial et/ou critique et/ou médiatique sont les plus nommés. Le film qui récolte le plus de citations est Polisse de Maïwenn, gros succès public et critique, avec 13 nominations, dont près de la moitié (6) pour ses comédiens. Au passage, on peut s'interroger, à partir de ce film de groupe, sur la pertinence de la division entre premier et second rôle, les unes (Viard, Foïs) étant classées parmi les meilleures actrices, les autres (Joey Starr, Karole Rocher, Nicolas Duvauchelle, Frédéric Pierrot) étant rangés au rayon Meilleur second rôle.

Suit L' Exercice de l'Etat (12 nominations), qu'on n'imaginait pas forcément aussi présent, mais qui a fortement marqué les esprits, notamment à Cannes -on observera d'ailleurs que 6 des 7 nommés au César du Meilleur film furent présentés en 2011 sur la Croisette. The Artist, déjà bien servi du côté des Oscars (10 citations), rafle ici dix nominations itou, dont celle du Meilleur acteur pour Jean Dujardin et celle de la Meilleure actrice pour Bérénice Bejo (qui, aux Oscars, a dû se contenter de la catégorie Best supporting actress, soit Meilleur second rôle, vous suivez ?). La polémique attendra : le film-phénomène-de-société Intouchables n'a pas été snobé, et reçoit 9 nominations, François Cluzet et Omar Sy étant tous deux en lice en tant que Meilleur acteur. Sont également nommés au César du Meilleur film le succès-surprise La Guerre est déclarée de Valérie Donzelli (recalé, lui, de la course à l'Oscar du Meilleur film étranger), Le Havre du Finlandais Aki Kaurismäki (déjà lauréat du prestigieux Prix Louis-Delluc) et le très singulier Pater d'Alain Cavalier, un des chouchous de la presse haxagonale.

Comme chaque année, on remarque que les personnages ayant réellement existé (Podalydès-Sarkozy, Sami Bouajila-Omar Raddad, Bernard Le Coq-Chirac ou Philippe Torreton-Marécaux qui, en prime, a perdu du poids !) et les rôles de malade ou infirme (Marie Gillain-Toutes nos envies, François Cluzet-Intouchables) sont toujours payants pour les comédiens. Vincent Lindon, lui, absent malgré deux prestations unanimement saluées (Toutes nos envies, Pater), est toujours mal-aimé des César, tout comme Christophe Honoré, qui doit, une fois encore, à Alex Beaupain, son unique nomination pour Les Bien-aimés. Parmi les autres absents notables, citons Un amour de jeunesse, Tomboy, ou Les Neiges du Kilimandjaro, seulement représenté par Ariane Ascaride en Meilleure actrice. A l'inverse, parmi les habitués, on retrouve Noémie Lvovsky (nommée pour la cinquième fois comme Second rôle) ou François Cluzet, qui a déjà obtenu dans le passé 9 nominations (toutes sections confondues) et décroché une statuette.

Le traditionnel César d'honneur reviendra à Kate Winslet, qui fut notamment à l'affiche l'an dernier de Carnage, nommé pour son scénario adapté de la pièce de Yasmina Reza. En vrac, signalons que deux fratries s'affronteront dans la catégorie Premier film (les frères David Foenkinos pour La Délicatesse et les soeurs Coulin pour 17 filles) et que Baya Kasmi, primée l'an dernier pour le scénario du Nom des gens (réalisé par son compagnon Michel Leclerc), concourt cette année en tant que réalisatrice de court métrage. A propos de court métrage, sachez que vous pourrez découvrir en salles le 8 février prochain un des films nommés : le moyen-métrage Un monde sans femmes de Guillaume Brac.
La 37e Cérémonie des César se tiendra le 24 février 2012.
Julien Dokhan
Meilleur film :
Meilleur acteur
François Cluzet (Intouchables)
Olivier Gourmet (L'Exercice de l'Etat)
Philippe Torreton (Présumé coupable)
Meilleure actrice
Ariane Ascaride (Les Neiges du Kilimandjaro)
Leïla Bekhti (La Source des femmes)
Valérie Donzelli (La Guerre est déclarée)
Marie Gillain (Toutes nos envies)
Meilleur réalisateur
Pierre Schoeller (L'Exercice de l'Etat)
Valérie Donzelli (La Guerre est déclarée)
Michel Hazanavicius (The Artist)
Eric Toledano/Olivier Nakache (Intouchables)
Meilleur second rôle masculin
Michel Blanc (L' Exercice de l'Etat)
Nicolas Duvauchelle (Polisse)
Joey Starr (Polisse)
Bernard Le Coq (La Conquête)
Frédéric Pierrot (Polisse)
Meilleur second rôle féminin
Zabou Breitman (L' Exercice de l'Etat)
Noémie Lvovsky (L' Apollonide - souvenirs de la maison close)
Carmen Maura (Les Femmes du 6e étage)
Meilleur espoir masculin
Nicolas Bridet (Tu seras mon fils)
Grégory Gadebois (Angèle et Tony)
Guillaume Gouix (Jimmy Rivière)
Pierre Niney (J'aime regarder les filles)
Meilleur espoir féminin
Adèle Haenel, (L' Apollonide - souvenirs de la maison close)
Céline Sallette (L' Apollonide - souvenirs de la maison close
Clotilde Hesme (Angèle et Tony)
Meilleur Scénario original
Meilleur Scénario adapté
Meilleure musique originale
Alex Beaupain (Les Bien-aimés)
Bertrand Bonello (L' Apollonide - souvenirs de la maison close)
M, Patrice Renson (Un monstre à Paris)
Philippe Schoeller (L'Exercice de l'Etat)
Meilleur son
Pascal Armant, Jean Goudier, Jean-Paul Hurier (Intouchables)
Jean-Pierre Duret, Nicolas Moreau, Jean-Pierre Laforce (L' Apollonide - souvenirs de la maison close)
Olivier Hespel, Julie Brenta, Jean-Pierre Laforce (L'Exercice de l'Etat)
Nicolas Provost, Rym Debarrh, Emmanuel Croset (Polisse)
André Rigaut, Sébastien Savine, Laurent Gabiot (La Guerre est déclarée)
Meilleure photo
Pierre Aïm (Polisse)
Josée Deshaies (L' Apollonide - souvenirs de la maison close)
Julien Hirsch (L'Exercice de l'Etat)
Guillaume Schiffman (The Artist)
Mathieu Vadepied (Intouchables)
Meilleure montage
Anne-Sophie Bion, Michel Hazanavicius (The Artist)
Laurence Briaud (L'Exercice de l'Etat)
Pauline Gaillard (La Guerre est déclarée)
Laure Gardette, Yann Dedet (Polisse)
Dorian Rigal-Ansous (Intouchables)
Meilleurs costumes
Catherine Baba (My Little Princess)
Mark Bridges (The Artist)
Christian Gasc (Les Femmes du 6e étage)
Viorica Petrovici (La Source des femmes)
Anaïs Romand (L' Apollonide - souvenirs de la maison close)
Meilleurs décors
Laurence Bennett (The Artist)
Alain Guffroy (L' Apollonide - souvenirs de la maison close)
Pierre-François Limbosch (Les Femmes du 6e étage)
Jean-Marc Tran Tan Ba (L'Exercice de l'Etat)
Film d'animation
Meilleur court métrage
L'Accordeur d'Olivier Treiner
La France qui se lève tôt d'Hugo Chesnard
J'aurais pu être une pute (Baya Kasmii)
Je pourrais être votre grand-mère (Bernard Tanguy)
Un monde sans femmes (Guillaume Brac)
Meilleur film documentaire
Le Bal des Menteurs : le procès Clearstream de Daniel Leconte
Crazy Horse de Frederick Wiseman
Ici on noie les Algériens de Yasmina Adi
Michel Petrucciani de Michael Radford
Tous au Larzac de Christian Rouaud
Meilleur premier film
17 filles de Delphine Coulin et Muriel Coulin
Angèle et Tony d'Alix Delaporte
Le cochon de Gaza de Sylvain Estibal
La Délicatesse de David et Stéphane Foenkinos
My Little Princess d'Eva Ionesco
Meilleur Film étranger
César d'honneur : Kate Winslet
Ils doivent payer une facture de zéro euro ou leur électricité sera coupée

Jérémy Chassagne et sa compagne ont reçu une mise en demeure d'EDF, qui demande au couple de payer une facture de... zéro euro ! S'ils refusent, leur électricité pourrait être coupée.
Le couple Chassagne habite une maison perdue au milieu des vignes à côté de Roaillan, en Aquitaine. Il se pourrait que cette demeure soit privée d’électricité si le couple ne paye pas une facture de zéro euro ! En effet, Jérémy Chassagne et sa compagne ont reçu une mise en demeure d'EDF, réclamant une facture de zéro euro.
Pourtant le couple paye ses factures régulièrement, mais "la dernière fois, la facture est arrivée en notre absence. Nous avons tardé pour la régler. Mais nous avons quand même envoyé notre chèque". Ce chèque a dû croiser en chemin une lettre de relance d'EDF, mais "il y était bien stipulé que si nous avions envoyé notre chèque, nous ne devions pas tenir compte de cette relance-là", ce qu'ont fait les Chassagne.
Seulement cette semaine, ils ont reçu une nouvelle lettre stipulant que s'ils ne règlaient pas une facture de zéro euro, leur alimentation en électricité sera coupée. "C'est fou, rétorque Jérémy Chassagne, parce que si les gens ne payent pas, c'est généralement qu'ils n'ont pas d'argent et EDF non seulement leur coupe l'électricité mais en plus leur réclame une somme supplémentaire…", relaie Sud Ouest.
Le couple envisage plusieurs possibilités: "On a plusieurs solutions. Soit attendre et voir si EDF va jusqu'au bout et envoie un agent nous couper l'électricité. Seulement, cela risque bien de nous coûter cher. On peut aussi envoyer un chèque de zéro euro, mais c'est un peu violent de devoir payer un timbre… c'est vraiment aberrant !". Le père de Jérémy, retraité EDF, lui a conseillé de payer. Néanmoins, Jérémy et sa compagne disposent encore de quelques jours pour se décider.
Intéressant
Fukushima ou la fin de l'anthropocène
Le tsunami qui a frappé le nord-est du Japon et les explosions consécutives dans la centrale nucléaire de Fukushima forment un emboîtement implacable de catastrophes humaines, géologiques et psychiques.
L'imbrication des éléments naturels avec les objets industriels fait de notre planète un laboratoire à ciel ouvert : aucun lieu de la Terre n'échappe plus à l'expérimentation. S'il y a bien un épicentre géologique naturel du tremblement de terre qui a dévasté le nord-est de l'île d'Honshu, la centrale de Fukushima, elle, représente l'épicentre symbolique de l'ère de l'anthropocène.
Depuis les débuts de l'époque industrielle, Homo faber s'est érigé en force géologique centrale et toute-puissante. Cette époque a commencé, il y a deux cents ans, avec les débuts de la révolution industrielle. Aujourd'hui, tous les cycles de la biosphère sont modifiés par les activités humaines - cycle du carbone, de l'eau, du phosphore...
Les glaciologues mesurent au fond des glaces polaires un surdosage de gaz à effet de serre apparu depuis les débuts de l'industrialisation, d'une ampleur inédite par rapport aux 800 000 années précédentes. Les conditions climatiques actuelles, bouleversées, ne sont plus seulement naturelles. Jamais les éléments n'ont connu de transformation si rapide. L'énergie tirée du charbon, du pétrole et de l'uranium a conféré à Homo faber une capacité accélérée d'exploitation et de destruction de la nature.
Le largage de deux bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki a marqué le paroxysme de cette ère de l'anthropocène. L'énergie électronucléaire trouve son péché originel dans l'explosion de la bombe atomique.
Uranium et plutonium sont aujourd'hui associés dans le combustible Mox, qui fait la fierté de l'industrie nucléaire française. "Ecologiques", car issues du recyclage d'une partie des déchets hautement radioactifs, "confinées" dans des fûts et des piscines aujourd'hui éventrées à Fukushima, ces matières - les plus dangereuses de la planète - alimentent des interrupteurs, des radiateurs, des réfrigérateurs, des trains à grande vitesse et des usines.
La consommation et l'étourdissement de masse étant devenus un état de nature au cours de la deuxième moitié du XXe siècle, les fournisseurs d'électricité nucléaire ont revêtu les paillettes d'une "movida" mondiale présentée comme force d'émancipation. La récente publicité -d'Areva ne montre-t-elle pas une centrale nucléaire à proximité d'une plage imaginaire, semblable à Copacabana ou à Sendai avant le tsunami, où bat son plein une fête au son d'une techno lobotomique ?
L'anthropocène, c'est aussi cela : une ère d'exubérance qui abolit l'angoisse, où l'automobile et l'écran plat sont devenus des droits humains fondamentaux. Une ère d'addiction, où la production de moyens est devenue la fin de l'existence. Une ère d'accélération, où la croissance, qui repose sur le cycle sans fin de la production et de la consommation, doit produire toujours plus d'objets inutiles pour ceux qui en ont déjà trop. C'est la logique même du productivisme.
Le volume des objets électro-industriels excède la capacité de compréhension de notre imagination et de nos sentiments, écrit le philosophe Günther Anders. Que le Japon, archipel vulnérable, déjà frappé par deux bombes atomiques, ait pu consentir à ériger cinquante-quatre réacteurs nucléaires sur une faille sismique illustre sans doute le désarmement de l'entendement humain face à ses créations sidérantes.
Jusqu'au jour où... le sommeil de la conscience engendre des monstres. Les bombes à retardement - nucléaires, climatiques, chimiques - commencent à exploser. Nous y sommes.
Face aux vestiges des villes détruites, face à la texture du futur, qui n'est plus la même, l'effroi n'en finit pas. La réparation des dégâts immenses s'annonce lourde et longue, si tant est qu'elle soit possible. Mais la panne et l'explosion de l'enceinte de confinement des réacteurs atomiques relèvent de l'irréparable et de l'irréversible. Des zones entières vont être interdites à jamais, comme dans le Stalker, de Tarkovski.
L'énergie nucléaire est d'un autre ordre temporel que la force tellurique des plaques tectoniques ou que le feu des volcans. Le déchaînement des éléments a révélé la démesure autant que la fragilité des machines thermo-industrielles.
L'humanité, actrice et victime de cette démesure, a créé les conditions de sa vulnérabilité en devenant un moteur de transformation géologique plus dangereux que les forces de la Terre. Aujourd'hui, l'explosion de la centrale de Fukushima nous dit que nous avons rendez-vous avec la sortie fracassante de l'anthropocène. Cette catastrophe nous intime de déployer une forme d'éveil non tributaire du rythme des machines de la thermo-industrie.
La fin des temps qui se déroule dans le nord-est du Japon sollicite un sursaut, une prise de conscience de l'inanité des formes de la croissance actuelle, fondées sur une soif terrifiante d'énergie, pour le plus grand profit momentané de quelques firmes planétaires. Les sociétés doivent se ressaisir afin d'inventer des systèmes à taille humaine, résilients et coopératifs.
Agnès Sinaï, journaliste environnementale, maître de conférences à Sciences Po Paris, cofondatrice de l'Institut Momentum
Hommage à Jordi Barre
On est tous orphelins de Jordi Barre
Lui qui chantait si bien notre langue catalane
Dans le marin et ou dans la tramontane
On a tous un coup, de Barre
Qu'il soit dans le Capcir ou le Vallespir,
Il nous a donné un dernier soupir
L'air entrainant dans les vallées,
Jordi Barre s'en ait allé.
Définition d'un banquier. Il vous prête le parapluie quand il fait soleil et vous l'enlève quand il pleut.
Equipe de France
Il faudrait peut-être arrêter de faire la fine bouche devant cette équipe qui en quatre matches a réussi à être en tête de son groupe. Il fallait tous reconstruire et Laurent Blanc n'est pas un magicien. Il ne pouvait pas avoir une équipe au top niveau dès le début. Malgré tous , il y a de l'envie dans cette équipe, de la volonté de bien faire et pour le moment le contrat est rempli. En tête du groupe devant la Biélorussie, qui avait fait trébucher l'équipe de France lors de la première rencontre. Rendez-vous l'année prochaine pour la suite des événements. Allez Laurent, on est tous avec toi.
Excusez moi si je ne vous pas écrit mais l'actualité politique m'aurait incité à critique la politique du gouvernement qui devient de plus en plus sécuritaire. Méfions nous car il nous avait fait le coup et avait raflé au passage les voix du front national. en 2007 Ne faisons pas la même erreur en 2012 je vous en prie. Mais bon libre à vous mais la France devient carrément n'importe quoi. Heureusement que nos bleuets (les moins de 19 ans) ont redoré les couleurs du football français qui étaient très ternes en étant champion d'Europe contre l'Espagne. L'athlétisme avec ses 18 médailles, belles moissons qui donnent envie d'espérer des jours paisibles dans notre capacité à se retrouver.
C'est du joli, tiens
Débat sur l'allocation des fonds de la journée de solidarité
Cinq ans
après la création de la journée de solidarité, une mission parlementaire
affirme qu'une partie des deux milliards d'euros récoltés chaque année a
été affectée au colmatage du trou de la Sécurité sociale.
Dans une interview lundi au Parisien, sa
présidente, la députée socialiste Laurence Dumont, assure que la caisse
chargée d'allouer les fonds souffre de "dysfonctionnements budgétaires"
et que le flou règne sur la coordination des projets financés.
La députée s'inquiète en outre de la mise à l'étude d'une deuxième journée de solidarité.
Ce dispositif avait été décidé par le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin après la canicule de l'été 2003 et ses 15.000 morts pour financer la prise en charge des personnes âgées et handicapées.
Interrogé par le quotidien, le ministère du Travail a affirmé qu'il était "totalement faux de dire que l'argent de la journée solidarité a été détourné."
Selon Laurence Dumont, 150 millions d'euros ont servi en 2009 à colmater le trou de la Sécurité sociale. Mais pour le ministère, ces sommes "provenaient de l'argent de l'assurance maladie et non pas de l'argent du jour férié."
De même, l'entourage du ministre du Travail Eric Woerth dément la mise à l'étude d'un deuxième jour de solidarité.
La mission parlementaire doit remettre son rapport en juin.
Les inquiétudes exprimées par Laurence Dumont rejoignent celles exprimées dans un rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) en mars et par Pascal Champvert, président de l'Association des maisons de retraite.
Selon ce dernier, l'Etat a en réalité pris un milliard d'euros pour renflouer l'assurance maladie alors que Jean-Pierre Raffarin s'était engagé à ce que l'argent récolté par la journée de solidarité serve uniquement à son objet final.
Les polémiques sur la pagaille du lundi de Pentecôte travaillé se sont calmées depuis que les entreprises peuvent fixer comme bon leur semble leur "journée de solidarité" avec les personnes âgées ou handicapées.
La question du financement de la dépendance reste toutefois entière. Nicolas Sarkozy avait promis la création d'une cinquième branche de la protection sociale, s'ajoutant à la maladie, la famille, les accidents du travail et les retraites, pour financer la dépendance.
Gérard Bon, édité par Henri-Pierre André
P.S : Je rajouterais que la somme répartie se divise 60 % pour les personnes âgées et 40 % pour les personnes handicapées.
Le volcan Eyjafjoll
Que l'on nomme aussi Eyafjalla, ce volcan est recouvert par un glacier que l'on nomme Eyjafjallalokull. Tous cela pour dire qu'on l'on dit un peu n'importe quoi à la télé sans doute privilège au direct qui va toujours aussi vite, trop vite. Je trouve personnellement que la crise est bien gérée et quand j'entends quelqu'un dire qu'on en fait trop, cela met hors de moi. La sécurité des voyageurs avant tout. Je ne sais pas mais c'est une question de bon sens. C'est vrai que depuis cinq jours, nous avons une situation inédite et forcément on n'en fait pas un peu trop.
Voici les dernières nouvelles d'islandais.
Cesar 2010
Voici le palmarès des césar que vous pouvez voir via ce lien :
http://www.lescesarducinema.com/#palmares
Ou passent nos impôts
PREPAREZ VOUS A TRAVAILLER POUR EUX
Faites passer à tout votre carnet d’adresses. Il faut que ça se sache !!!!!
Pour chaque député non réélu, les Français devront payer 417.120 euros, soit 60 mois x 6952€.
C'est la nouvelle indemnité chômage des députés ! Repris ce matin sur RMC par JJ BOURDIN qui souligne que les élus de la gauche à la droite sont tous d'accord.
La plupart des médias n’en parlent pas !!
A l'issue des 5 ans d'indemnités, les députés non réélus percevront à vie 20 % de ce traitement soient 1390 €
par mois. Alors, faîtes des efforts, travaillez pour payer des impôts qui serviront à payer les "golden parachute" de
nos députés. Mais pourquoi 5 ans ? C'est précisément le temps d'une alternance législative. Ce vote intervient au
moment où les candidats nous parlent des efforts que devront consentir les Français pour réduire la dette et dénoncent le train de vie dispendieux de l'Etat ! L’information sur la nouvelle indemnité « chômage »des députés a été relevée par le Canard Enchaîné" le 7 février 2007. Puis reprise et précisée par le Midi Libre, le 1er Mars 2007. Curieusement, ce sont les seuls médias à en avoir parlé. Silence total du côté des télés, radios ou des autres journaux, habituellement pressé de dénoncer les parachutes en or de certains grands patrons (Certes avec raison).
Pourquoi se taisent-ils sur cette affaire ? Sans doute parce que cette loi a été votée en douce, par tous les groupes politiques, UMP, PS, UDF et PCF, qui savent parfaitement s'entendre lorsqu'il s'agit de s'octroyer des avantages sur le dos des Français. Avant de quitter son perchoir, Jean-Louis Debré a fait voter à l'unanimité et dans le silence complet, une loi
pour que désormais, un député non réélu touche pendant 60 mois au lieu de 6 mois son indemnité mensuelle nette qui est à ce jour, selon info sur site Assemblée nationale, de 5178 €, soit 6952 € bruts. Chaque député non réélu coûte donc aux Français 417.180 euros sur 5 ans ! Sans parler de ce qu'il leur coûtera " à vie " ! Ces indemnités ont été attribuées aux députés et définies par l'ordonnance n° 58-1 210 du 13 décembre 1958. L'indemnité de base est calculée par référence au traitement des fonctionnaires occupant des emplois de l'État classés dans la catégorie présentement dite hors échelle. Elle est égale à la moyenne du traitement le plus bas et du traitement le plus élevé de cette catégorie, ce qui correspond au traitement d'un conseiller d'État ayant moins d'une année d'ancienneté dans son grade. S'y ajoute l'indemnité de résidence, comme pour les fonctionnaires, au taux de 3 %. Selon l'article 2 de l'ordonnance précitée :"L'indemnité parlementaire est complétée par une indemnité dite de fonction". Le montant de cette indemnité est égal au quart du montant de l'indemnité parlementaire (indemnité parlementaire proprement dite majorée de l'indemnité de résidence).
Depuis le 1er février 2007, les indemnités mensuelles brutes sont les suivantes :
Indemnité de base : 5 400, 32 €. Indemnité de résidence (3 %) : 162, 01 euros
Indemnité de fonction (25 % du total) : 1390, 58 €. - Soit brut mensuel 6 952,91 euros-
Retenues obligatoires devant être déduites du brut mensuel, diverses retenues : - Cotisation à la caisse des pensions pendant les 15 premières années de mandat : 1153,08 €. - Contribution exceptionnelle de solidarité : 55,62 €. C. S. G. et contribution au remboursement de la dette sociale : 539,55€. Cotisation au fonds de garantie de ressources : 27,00 €.
Soit net mensuel 5177,66 euros.
Avant de quitter la présidence de l’Assemblée Nationale, Jean-Louis Debré nouveau président du conseil constitutionnel, a fait un joli cadeau à ses amis députés de tous les partis ! Bien entendu cette généreuse "indemnité chômage" est totalement inconditionnelle, et l'heureux bénéficiaire de cette jolie rémunération de 5 n’est tenu à aucun engagement, comme par exemple : justifier de la recherche d’un nouvel emploi, d’une visite mensuelle à l’ANPE, ou d’une activité justifiant cette « Aide Sociale »… bref, tout ce qui est demandé à des chômeurs ordinaires. Voilà de quoi crève la République, de la corruption de ses élites, car évidement aucun parti n’a protesté, vu que tous bénéficieront des largesses de M. Debré. Si vous êtes scandalisé et refusez d’être pris pour un C…, diffusez au moins ce message. Sinon contentez-vous de payer !
Mon petit roi
m'a dit
de faire ce que je veux
Quand je mets mon doigt
dans mes cheveux.
Qui a le droit qui a le droit
De faire cela
A des petits vieux
On a le droit
De dire merci
à qui à quoi
De fermer les yeux.
Et mon petit Nicolas
Réveille toi
Je t'en supplie.
Pour Carla Bruni.
Voici 5 ans à une semaine près, je suis en retard que j'écris sur ce blog. Quelques fois, l'inspiration ne vient pas comme ce soir et à d'autres moments, je vous ferais un long discours. Que dire de ces premiers jours de janvier. Qu'Haiti a besoin de vous, que nous avons comme à la fac de Perpignan, un bowling for Columbine à l'arme blanche. Quand ce ne sont pas les éléments qui se déchainent (vous remarquerez que ce sont les pays les plus pauvres qui morflent en premier) c'est la folie meurtrière d'un étudiant qui défraie la chronique. Heureusement que le soleil se couche toujours à l'ouest.
Et voilà nous y sommes. 2010 a sonné à minuit en France mais nous étions en retard par rapport à la nouvelle zélande en partant de l'est qui ont fété 2010 les premiers. Puis vinrent les australiens, les chinois les japonais.
Que va nous réserver cette année ? Comme je ne suis pas Madame Irma, je ne peux vous prédire l'avenir. Jour après jour. On verra bien.
Je vous conseille de cliquer plusieurs fois sur ce site jusqu'à ce qu'on vous dise que le quota de clics journaliers soit terminé :
http://www.clic-act.net/index.php
Quelle honte !
Vous savez quoi ?
Le salaire de notre cher président s'élévent à :
19 508, 21 €
Cela fait pas mal de smics dans ce salaire, vous ne trouvez pas ?
Clap de fin pour les cinémas ? Quand la loi Hadopi refait parler d'elle...
Publié le 05 novembre 2009 , par Florian Vieru - dans Finances et industrie - Mots clés : Hadopi, cinéma, FNCF2000 cinémas français ont éteint leur façade pendant une heure ce mercredi, en protestation contre la loi Hadopi...
Ces
derniers mois, nous avons principalement couvert le côté répressif,
visant les Intenautes, de la loi Hadopi. Cependant, cette dernière ne
s'arrêtait pas à cela, loin de la. Hier, ce sont les exploitants de
cinéma qui sont montés à la charge contre la loi, en éteignant leurs
enseignes entre 18 et 19 heures. Le but de cette protestation était
d'attirer l'attention du ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand.
La cause de la protestation ? La durée entre la sortie des films en
salle et leur arrivée en DVD/VOD.
Il y a quelques années, déjà dans l'objectif de réduire le piratage,
cette durée avait été réduite à 6 mois. Depuis Hadopi, c'est désormais
quatre mois de patience qu'il faudra avoir entre le moment du
visionnage en salle et celui dans son propre salon.
On peut
aisément comprendre pourquoi les exploitants des salles obscures se
plaignent, plus d'un spectateur se demandera désormais si dépenser 5 à
10 euros dans une place de cinéma est un investissement valable quand
il sera possible de l'obtenir quelques semaines plus tard. La FNCF
(Fédération nationale des cinémas français) ne souhaite pas
officiellement la remise en cause de cette durée de quatre mois,
logique puisqu'elle avait été consultée lors de sa préparation, c'est
le partage de l'argent des tickets d'entrée qu'elle souhaite voir remis
en question.
Actuellement, 50 % du billet va à l'exploitant, et
50 % au distributeur. La FNCF veut obtenir 55 %, réduisant ainsi la
part des avants-droits à 45 %. Selon Erwan Escoubet, le directeur
juridique de la fédération, ces derniers ne seront pas impactés trop
négativement puisqu'ils tirent déjà des revenus des ventes sous
d'autres formes (DVD, VOD...etc.). Les cinémas, eux, n'ont que leur 50
% du prix de vente des billets.
Ils doivent de plus faire face à
de nouvelles dépenses. 2 milliards d’euros ont été investis dans le
secteur en vingt ans, cela à redynamiser le secteur qui affiche de bons
résultats, déjà 200 millions d'entrées en 2009. Mais cela est
insuffisant pour financer les travaux à venir, le passage au numérique
voir à la haute définition et à la 3D. Il faut savoir que si les
multiplexes voient leur fréquentation augmenter de 10 %, les petites
salles en zone rurale perdent de 5 à 10 %. Quand on sait que le cout du
passage au numérique coutera de 450 à 500 millions d'euros pour le parc
d'écran français tout entier, on peut comprendre le malaise. Certaines
petites salles sont d'ores et déjà dans une mauvaise passe, et jouent
leur survie sans apport d'argent frais.
Sur le principe, on peut
difficilement trouver à redire de la position de la FNCF. Cependant si
on analyse la situation plus en profondeur, on peut légitimement se
demander si les cinémas ont encore de l'avenir. Les progrès des
équipements de salon sont tels qu'aujourd'hui on profite probablement
plus d'un film dans son salon que dans une salle de cinéma. Il ne reste
plus que le côté loisir, ou sortie de soirée, qui peut difficilement
justifier le maintien d'un parc extensif.
Paradoxalement, les
petites salles sont probablement les plus à mêmes de justifier leurs
existences dans un futur gouverné par la haute définition à domicile.
En programmant des films d'auteur, des séries de films sur un même
sujet, un même cinéaste, elles peuvent probablement s'assurer un
avenir, sous réserve d'être soutenues par les pouvoirs publics, ce qui
serait pleinement envisageable (quand ce n'est pas d'ores et déjà le
cas) dans le cadre d'un cinéma « de culture » et non plus de
divertissement. Le mixage des genres tel qu'il est prôné actuellement,
ou le blockbuster finance le petit film n'est plus pertinent, dans le
cadre d'une petite salle en tout cas.
Il est vrai que j'ai un peu déserté mon blog parce ce que non pas que je n'avais rien à vous bien au contraire. Les nouvelles du monde entier (et non pas les nouvelles de mon dentier) sont tellement moroses que je ne voulais pas vous accabler davantage. Quelques nouvelles quand même. Que Arthur Jugnot a joué lorsqu'il avait à peine 12 jours dans le père noël est une ordure. Dommage que Rose et Noir ait fait un bide au cinéma. Que le petit Nicolas, non non pas le président de la république est sorti au cinéma. Ouf. Je vous conseille d'aller voir le nouveau film de Jeunet, Micmacs à Tire-Larigot. Pour ceux qui aime l'horreur, les fans aimeront le nouvel opus de SAW qui en ait au sixième qui sort mercredi.







