01 juillet 2009
Ce qui change au premier juillet
De la valeur du smic à l'addition au restaurant, en passant par la facture de téléphone mobile ou le ticket de métro : petit tour d'horizon de ce qui va alourdir ou alléger votre porte-monnaie à partir du 1er juillet.
Le smic : le strict minimum
Pour la troisième année consécutive, le smic augmente seulement du minimum légal. Il sera revalorisé de 1,3% le 1er juillet. De 8,71 euros bruts de l'heure, il passe à 8,82, soit 6,93 euros nets.
Avec cette petite hausse, le salaire mensuel d'un smicard au 35 heures atteint 1 051 euros net par mois. Environ 3,4 millions de personnes sont payées au smic, parmi lesquelles 940 000 sont à temps partiel. A partir de 2010, le smic ne sera plus revalorisé le 1er juillet, mais le 1er janvier de chaque année, en même temps que les minima sociaux et les allocations familiales.
1% de plus pour les chômeurs et 0,5% pour les fonctionnaires
Hausse encore plus minime, celle des allocations chômage. Les 1,9 million de chômeurs indemnisés toucheront 1% de plus à compter du 1er juillet, dans un contexte de forte hausse du chômage. Entre mai 2007 et mai 2008, le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi a augmenté de 26,4%, pour atteindre 2,54 millions en métropole.
Quant aux 5,2 millions de fonctionnaires (de l'Etat, des collectivités territoriales et des hôpitaux), ils verront leur salaire augmenter de 0,5%. A noter qu'en 2009, l'inflation devrait rester faible, voire nulle.
Restauration : la TVA baisse, et les prix ?
Les restaurateurs ont fini par obtenir une baisse de la TVA. A partir du 1er juillet, le taux de TVA passe de 19,6% à 5,5%
dans la restauration. En échange, les syndicats professionnels ont
promis une baisse des prix de 11,8% sur certains produits, mais rien
n'oblige les cafetiers et restaurateurs à ce que ce changement se répercute sur les prix affichés dans leurs menus.
Téléphonie mobile : ça coûte moins cher d'appeler dans l'Union européenne
A partir du 1er juillet, le prix maximal pour un appel de téléphonie mobile émis depuis un pays de l'Union européenne (UE) vers un autre passera de 46 à 43 centimes maximum par minute. Les SMS seront surtaxés de 11 centimes, contre 29 centimes en moyenne jusqu'alors. En avril, les parlementaires européens avaient voté la mise en place de cet eurotarif plafonné.
Transports : hausse des tarifs SNCF et RATP
La SNCF augmente de 3,4% en moyenne les prix des billets pour les trains Intercités, Corail, Téoz et Trains Express Régionaux (TER).
Les tarifs de transport public en Ile-de-France
haussent de 2% en moyenne au 1er juillet. Les forfaits carte
Orange-Navigo augmentent tous de 1,50 euros, et le carnet de 10 tickets
de métro, bus et tramway coûtera 11,60 euros, contre 11,40 euros
jusqu'au 30 juin.
Electricité : une augmentation courant août
Enfin, sur le plan de l'énergie, GDF ne prévoit aucune évolution des prix du gaz. Les tarifs d'EDF, quant à eux, devraient augmenter en août.
15 juin 2009
J'aimerais apporté une petite précision sur HADOPI. Depuis des mois, on entend à la télé, à la radio , sur internet de loi HADOPI. Moi le premier je me suis fait eu par cet abus de langage. Le 10 juin dernier ce n'est pas la loi HADOPI qui a été censurée mais bien la LOI CREATION et INTERNET. Si celle-ci aurait été validée par le Conseil Constitutionnel, la haute autorité aurait été créée dans la foulée, comment, avec qui. Le flou total. Je cite simplement une phrase : Le Conseil constitutionnel a censuré le dispositif de la loi Création et Internet, qui devait créer l'Hadopi et installer la riposte graduée en France.
En gros, HADOPI est encore virtuelle
28 mai 2009
après Hadopi, voici Loppsi
LOPPSI : voici le texte du projet de loi !
Publié le 28 mai 2009 10:00
Le projet de loi LOPPSI a été présenté hier en Conseil des Ministres par Michèle Alliot-Marie. Vous pouvez le lire intégralement, sur le site du ministère de l’Intérieur, sous la forme d'un document PDF de 48 pages et aussi sous forme de pages HTML sur ce site web.
Ce projet comporte de nombreux aspects, et l'avenir de l'Internet français est directement impacté par ces 4 articles que je vous invite à lire dans le détail :
- article 2 : création du délit d'usurpation d'identité en ligne
- article 4 : mise en place du filtrage par les FAI des contenus pédo-pornographiques
- article 10 : création des fichiers d'analyse sérielle<
- article 23 : possibilité de captation à distance de données informatiques par les services de police
Le gouvernement semble déterminé et très pressé de faire adopter cette loi : on peut donc s'attendre, comme pour la loi HADOPI, à une procédure accélérée pour un examen du texte par les parlementaires en juillet, et un vote alors que les Français en vacances seront peu enclins à se mobiliser...
Pour autant, on peut penser que cette loi ne sera guère plus applicable techniquement et donc pas plus efficace que la loi HADOPI. En effet, pour donner un exemple, l'installation de "mouchards" permettant de capter à distance les données échangées par des suspects mis sous "écoutes numériques" sera effectuée par la police judiciaire : elle devra se rendre physiquement au domicile du suspect, et installer sur son PC une "sorte de clé USB qui s'enfiche à l'arrière ou, mieux, à l'intérieur, sur l'un des ports disponibles", et ce dispositif matériel "renverra les données vers les ordinateurs des autorités".
Qui peut sérieusement croire que les dangereux pédophiles, terroristes ou trafiquants de drogue pourront être piégés par un système aussi simpliste ? On peut alors craindre que, devant l'inefficacité de cette procédure, les policiers ne réclament la mise en place d'un logiciel mouchard directement sur les box des FAI, avec tous les risques que cela comporte pour le bon fonctionnement de leurs infrastructures réseau... et donc de l'Internet en France.
19 mai 2009
Je vous invite à aller sur le lien suivant.
http://www.laquadrature.net/fr/numerama-hadopi-le-recours-au-conseil-constitutionnel-depose-mardi
16 mai 2009
Malgré le téléchargement, le cinéma rapporte toujours autant, il y a contradiction dans l'air. hé hé
De qui se moque-t-on ? La preuve ici.
X-Men Origins : Wolverine" a été téléchargé illégalement plus de 4 millions de fois
Par Relaxnews | le 7/05/2009 à 12h20
La copie illégale et inachevée du film de super-héros X-Men Origins
: Wolverine, disponible sur Internet depuis le 30 mars dernier, a été
téléchargée plus de 4 millions de fois, a annoncé mercredi 6 mai le
groupe News Corp lors d'un point presse.
Rapporté au prix moyen de la place de cinéma en Amérique du Nord
(7,18 dollars), le manque à gagner des studios Fox s'élève à 28,72
millions de dollars.
Double succès pour "Wolverine" chez les pirates comme en salles -
L'engouement des pirates pour la version illégale du long métrage
n'a toutefois pas empêché le film de se hisser au sommet du box-office
mondial. Aux Etats-Unis et au Canada, le spin-off de la saga X-Men a
rapporté de 85,1 millions de dollars de recettes lors de son premier
week-end d'exploitation du 1er au 3 mai derniers. Un résultat supérieur
aux autres films sortis depuis janvier 2009.
En France, X-Men Origins : Wolverine a enregistré 969.755 entrées lors de sa première semaine à l'affiche.
Site : www.newscorp.com
Complément d'actualité
Le chiffre du jour : 20% des Français ont déjà téléchargé
illégalement : Un Français sur cinq (20%) reconnaît avoir déjà
téléchargé des contenus de manière illégale sur Internet, selon un
sondage TNS Sofres/Logica publié lundi 9 mars par le journal Metro. Ils
sont également 6% à avoir déjà utilisé du contenu piraté sans l'avoir
eux-mêmes téléchargé. 73% n'ont jamais téléchargé, ni utilisé du
contenu de manière illégale.
TÉLÉCHARGEMENT ILLÉGAL
Quel avenir pour la loi Hadopi désormais adoptée ?
NOUVELOBS.COM | 14.05.2009 | 18:27
Reste-t-il des obstacles à la loi qui prévoit de sanctionner le téléchargement illégal ? Le PS compte saisir prochainement le Conseil constitutionnel. Et le Parlement européen doit voter une loi Telecom qui pourrait remettre en cause la loi française.
L'affaire parlementaire semble pliée : l'ultime vote du Sénat, mercredi 13 mai, a entériné le projet de loi internet contre le téléchargement illégal. Le feuilleton à rebondissements de ce texte tant controversé n'en est toutefois pas à son dernier épisode. Passés les réjouissances dans les rangs de l'UMP et le soulagement de la ministre de la Culture Christine Albanel, la loi Hadopi va devoir désormais franchir les obstacles du Conseil constitutionnel et du Parlement européen. Le député socialiste Patrick Bloche, à l'avant-garde de la lutte à l'Assemblée contre le projet de loi, l'a confirmé à nouvelobs.com ce jeudi : les députés PS vont saisir les Sages en début de semaine prochaine. "On en attend beaucoup", a-t-il confié. Patrick Bloche s'est toutefois montré conscient que la décision du Conseil constitutionnel pourrait "décevoir". "Nous l'avons constaté avec la loi sur l'audiovisuel public, qui a été finalement validée".
Le Conseil constitutionnel pourrait donc donner son entier feu vert à la loi Hadopi ?
Difficilement, s'accordent à dire les spécialistes de droit. Pour
Pascal Jan, professeur à l'Institut d'études politiques de Bordeaux, la
loi Création et internet pose plusieurs problèmes sur lesquels le Conseil ne peut pas fermer les yeux. La fameuse "double peine" en fait partie.
Après deux mises en garde, l'internaute pirate verra son accès à
internet suspendu de deux mois à un an, mais devra dans le même temps
continuer à payer l'abonnement à son fournisseur d'accès. "Cette sorte
d'amende ira directement enrichir des sociétés privées, alors que le régime des sanctions doit revenir aux autorités publiques", explique Pascal Jan.
Par ailleurs, Hadopi enfreint le principe de liberté contractuelle.
En effet, durant la période de suspension de l'abonnement, l'internaute
ne peut passer à un autre FAI. Une atteinte à la liberté de commerce et
à la libre concurrence, selon Pascal Jan.
En troisième point que pourrait retoquer les Sages, on retrouve enfin le principe d'une sanction "disproportionnée". "L'avertissement, poursuit Pascal Jan, se fera par mail et non par lettre avec accusé de réception".
Cédric Manara, professeur à l'Edhec de Nice et spécialiste des questions juridiques touchant à internet, pointe de son côté des aspects plus techniques de la loi Hadopi qui pourraient faire l'objet d'annulation ou de réserves par le Conseil constit'. Exemple : le risque de "spoofing",
l'usurpation d'adresse IP, dénoncé par certains députés. "La loi est
complexe, mais les membres du Conseil peuvent être éclairés par des groupes d'intérêts
qui envoient des mémoires ou des conclusions à titre d'information".
Une sorte de lobbying qui avait déjà été constaté lors de la loi
Dadvsi.
"Comme à chaque saisine du Conseil, ou pour chaque examen de loi, les
camps pour et contre se mettent en branle-bas de combat", rappelle
Cédric Manara. Des mobilisations qui pourraient peser dans la balance.
L'avenir de la loi Hadopi se jouera-t-il sur le plan européen ?
Ce ne sont encore que suppositions. Le Parlement européen a voté la semaine dernière l’amendement 138
à la loi Telecom, qui stipule qu'"aucune restriction ne peut être
imposée aux droits et libertés fondamentaux des utilisateurs finaux
sans décision préalable des autorités judiciaires". "Voté certes, mais pas inscrit", tempère Cédric Manara.
Explications du spécialiste : "Si la loi européenne est adoptée, la
ministre de la Culture Christine Albanel n'a pas tort quand elle dit
qu'il n'y aura pas d'incompatibilité
entre le texte européen et français". En effet, la France met en place
une "suspension", via une Haute autorité : l'internaute n'est pas
sanctionner définitivement et garde son droit de recours à la justice.
D'autre part, la question de l'accès à internet droit fondamental n'a
toujours pas été tranchée par l'UE.
Pascal Jan estime pour sa part que la loi Hadopi pourrait tomber si le
fameux amendement européen est adopté. Les internautes privés de net
pourraient alors recourir à la justice.
Pour quand l'application de la loi ?
Là encore, le chemin s'annonce long et tortueux. Patrick Bloche
rappelle que les décisions européennes sur la loi Telecom ne
s'esquisseront qu'en septembre prochain, même si l'on devrait en apprendre un peu plus à l'issue de la réunion, le 12 juin, des ministres européens chargés des télécommunications.
"Le texte de loi ne peut pas s'en sortir indemne", dit Cédric Manara qui prévoit des contentieux examinés au Conseil d'Etat. Par ailleurs, l'application pratique de loi Hadopi ne sera vraiment fixée qu'à coup de décrets.
Ce qui pourrait prendre des années : certains décrets pris à l'issue de
la loi LCEN sur l'économie numérique, votée le 21 juin 2004, n'ont
toujours pas été adoptés. De même pour la loi Dadvsi, datant de 2006.
La loi Hadopi devrait donc connaître, après des mois de rebondissements
parlementaires, des années de flou juridique. Pour Cédric Manara, cette
loi est avant tout un "projet politique",
une façon de "faire peur" aux internautes pirates et une opportunité
d'"éduquer" les plus jeunes face au téléchargement illégal.
(Nouvelobs.com)
09 mai 2009
L'industrie du cinéma perd autant d'entrées chaque jour qu'il y a de téléchargements, à savoir 450 000 films chaque jour
C'est que a prononce, la ministre, je ne dirais pas plus parce que
Ministre de La Culture, faudrait d'abord qu'elle comprenne ce qu'ait la
culture, et ça ce n'est pas gagné.
Il y a qu'à voir le Box Office actuel et les quasiment 970 000
entrées de X-mens les orgines en une semaine au prix de 8,30 euros.
Faites le calcul et plus les films français qui marchent pas trop mal.
Faut arrêter leur délire à tous.
Je rajouterais que sur les 450 000 téléchargements, il y a sûrement
une grande majorité qui téléchargent soit des séries américaines qui
passeront jamais au cinéma et qui verront le jour qu'en 2010 ou 2011
sur TF1 à des heures indues soit des anciens films qui datent de 10 ou
20 ans. Donc prescription.
Faut arrêter. Faudrait mieux que l'argent servent à traquer les
pédophiles et autres, (c'était sur la trois tout à l'heure) Et qu'il y
ait une législation unique en Europe qui n'existe pas.
30 avril 2009
1 er mai
Bon demain étant donné que c'est la fête du travail, je vous souhaite à toutes mes lectrices et à tous mes lecteurs, un très joyeux premier mai où que vous soyez (dans les manifestations qui s'annoncent nombreuses) et vous offre un petit brin de muguet.
28 avril 2009
Loi Hadpi arroseur arrosé
Je vous conseille d'aller voir le lien suivant, no comment.
http://www.rue89.com/2009/04/28/les-rockeurs-de-mgmt-font-payer-lump-pour-contrefacon
25 avril 2009
Je vous mets le site de l'association de veille Sanitaire au cas où vous aurez de la famille au Mexique et USA. Apparemment, cela serait plus grave qu'on veut nous le dire par la télé. Tapez INVS
http://www.sante.fr/score-sante/index_ssant.htm
23 avril 2009
23-04-2009 09:24
La loi Hadopi menacée ?
Le Parlement européen a adopté un nouvel amendement remettant en cause le principe de la loi française…

Photo : DR
Connaissez-vous le paquet télécom ? Après "Hadopi", ce sera peut-être, dans les prochaines semaines, la nouvelle expression à la mode. Le paquet télécom, c’est un ensemble de lois que le Parlement européen étudie actuellement. La question n’est pas nouvelle : cela fait plusieurs mois que les euro-députés ont entre les mains ces textes et qu’ils ne cessent de les amender…
29 avril
Les euro-députés ont jusqu’au 29 avril pour proposer des amendements au paquet télécom… Soit le jour même où la loi Hadopi doit revenir devant l’Assemblée nationale française.
Pas d'autorité administrative?
La nouveauté, c’est que le Parlement vient de voter un amendement qui
pourrait bien poser problème en France et contrecarrer les plans du
gouvernement en matière de téléchargement et de riposte graduée. Cet
amendement, auparavant appelé amendement 138 et déposé par le Français
Guy Bono, affirme qu’"aucune restriction ne peut être imposée aux
droits et libertés fondamentaux des utilisateurs finaux sans décision
préalable des autorités judiciaires." En d’autres termes, le dispositif
français (qui doit être de nouveau examiné par les députés français,
après le vote surprise contre le texte il y a quelques jours) serait
illégal selon le droit européen : la loi Hadopi confie en effet le
principe de riposte graduée, dont la coupure de la connexion Internet
du consommateur ayant téléchargé illégalement, à une autorité
administrative.
La France hors-la-loi?
Dans une interview à Libération, Catherine Trautmann, l’une des
rapporteurs du projet européen, confie que "la France fait tout pour
faire retirer l’amendement". Selon elle, si le paquet télécom est
adopté en l’état, cela devra signifier la fin de la loi Hadopi, ou la
France se mettra hors la loi. Cela devrait valoir quelques casse-têtes
juridiques (et politiques) supplémentaires dans les prochaines semaines…
12 avril 2009
Vous pourriez s'il vous plait visiter le lien suivant :
Merci d'avance.
09 avril 2009
J'aimerais écrire parce que j'ai vu un message sur la toile qui m'a peu surpris. C'est vrai que à propos de la loi HADOPI (qui serait plutôt pour moi une Haute Autorité pour la Défense des Oeuvres PIratés ) un peu d'humour. C'est vrai que dans l'hémicycle, il n'y avait que 36 députés. Il faut dire aussi que nos chers députés étaient sans doute pris ailleurs pour s'occuper de nos affaires locales. Ils ont d'autres chats à fouetter que cette loi grostesque ( je ne citerais pas tous les adjectifs parce que tout a été dit) Franchement. Il y a d'autres choses plus importantes. Vous ne trouverez pas.
Rejet de la loi HADOPI : le récit d'une matinée folle
Cuicui
Le Sénat avait adopté la loi Hadopi en fin de matinée. À la
surprise générale, l'Assemblée nationale a finalement voté contre le
texte de loi Hadopi, générant un véritable séisme parlementaire. C'est
une claque magistrale pour la ministre de la Culture qui n'aura su
défendre son projet jusqu'au bout. Mais également une grande victoire
pour les députés socialistes, Jean Dionis du Séjour (NC) ou les UMP
comme Lionel Tardy ou Vanneste qui s'opposaient tous au texte. Compte rendu des débats de ce matin.
En fin de matinée, le Sénat vote le texte Création et Internet.
Avant ce vote, aucune surprise : on évoque un « texte équilibré, efficace et pédagogique » pour Michel Thiollière, sénateur de la Loire et rapporteur du texte. Ce texte est « un signe qu’on a voulu adresser aux jeunes talents qui ont besoin de notre soutien » a-t-il expliqué, car « vivre en société, cela veut dire qu’il y a des valeurs qui doivent être respectées et une hiérarchie. Internet est un monde plat où tous les usages ont le même sens. À nous de remettre du sens et une hiérarchie à cette gourmandise des œuvres sur la toile. Internet est sympathique et une terre accueillante, mais doit être policé. » Le sénateur a expliqué qu’il ne s’agissait pas de « fliquer » les internautes « nous allons tout simplement faire respecter un ensemble de liberté et de droits ».

Le sénateur a rappelé alors les principaux points arbitrés et adoptés après la commission mixte paritaire : le recueil des usages, la valorisation des offres légales sur un portail, un cadre pour la chronologie des médias avec une date pivot de 4 mois pour les DVD et possibilité de modulation en fonction des accords, un président élu par ses pairs, la suppression de la sanction alternative (la modulation du débit) jugée compliquée à mettre en œuvre. Ajoutons l’obligation pour l’internaute de payer son abonnement lors de la suspension. « Si on se fait supprimer le permis de conduire, on continue à payer ses traites. Ce n’est pas une double peine » a expliqué Thiolière. Par ailleurs, il n’y aura pas d’amnistie des P2PSistes. Par ailleurs, les parlementaires se sont opposés à réserver la Hadopi aux ayants droit qui mettent leurs œuvres au sein des offres légales en ligne. « Si on explique que ce qu’on ne trouve pas sur l’offre légale, on le trouve en volant, ce n’est pas élégant. » En commission mixte paritaire, le statut des journalistes a été conforté par un ensemble de mesure pour tenir compte de la presse sur tous les médias ; la démarche aura cependant été vivement contestée par une sénatrice des verts, puisque la ministre de la Culture aura pris soin en dernière ligne droite à l’Assemblée de déposer toute une liasse de texte pour conforter les employeurs dans cette profession. Un cavalier qui spolie les journalistes a expliqué.
Catherine Morin-Desailly (Sénatrice UC) a évoqué pour sa part qu’il y avait chaque jour 8 millions de MP3 et un demi-million de films téléchargés chaque jour en France… Le groupe centriste s’est dit favorable à la riposte graduée, mais reconnaît que le projet de loi soulève des difficultés d’application. « Le texte ne remet pas en cause les accords de l’Élysée, ni les grands équilibres du texte voté au Sénat ». Cette loi permettra « une prise de conscience », car « la culture a un coût ». Prise de conscience des internautes, mais aussi des ayants droit « qui doivent penser à s’adapter », le phénomène internet étant durable. Tous les acteurs doivent se rapprocher, a expliqué la sénatrice, et tout ce monde ne peut plus s’ignorer pour offrir aux internautes de multiples possibilités d’accès à la culture.
Sur la sanction, le minimum de deux mois qui a été décidé, sanction sèche, devait permettra de pousser vers la transaction qui elle est punie d’une sanction d’un mois de suspension, a expliqué la Sénatrice. Quant à la prévention, l’objectif est de faire prendre conscience que le téléchargement « accrédite [l’idée] que tout est gratuit et que la Culture ne coûte rien ». La sénatrice a conclu que « le groupe centriste sera en faveur de la loi ». Bref, du tout bon pour Albanel.
Serge Lagauche (PS) a jugé le compromis acceptable après la CMP. Pour la suspension, « nous sommes satisfaits que les abonnés sanctionnés doivent continuer à payer, on ne peut pas rendre responsable le FAI des manquements de l’abonné d’autant que la TV et le téléphone sera conservé ». Il manque un volet pédagogique, reconnait le sénateur cependant qui insistera : le texte ne répond pas à la question fondamentale de la rémunération… Le groupe PS a décidé de s’abstenir.

Françoise Laborde (Rassemblement démocratique et social européen) prend alors la parole et reconnaîtra que « le texte sera difficile à appliquer parfois, mais invitera au respect de la création artistique ». Elle aussi a expliqué que l’abonné suspendu devra payer l’abonnement, car il y a un risque : celui que le Fai se retourne vers l’État pour demander la répartition. Le RDSE a donc voté pour.
Yvan Renard (Groupe communiste, républicain et citoyen et des sénateurs du Parti de Gauche) sera le plus critique contre le texte. Le défi de trouver de nouveaux modèles a été évacué du texte, qui ne s’attache pas aux offres légales. Malgré un débat riche, « le texte est essentiellement marqué par une vision répressive à efficacité aléatoire » exposera Renard.

« La Hadopi ne sera pas en capacité de renverser l’irréversible courant des réseaux », c’est « un désastre annoncé » prévoit-il, car il est paradoxal de s’axer sur le développement sur le très haut débit tout en ajoutant dans le droit français un texte qui permettra de couper du web les internautes. Il évoquera également la surveillance généralisée, la non-compatibilité au droit européen, « comment adhérer à un tel projet qui oublie la rémunération (…) une machine à produire des injustices et un contentieux, une loi qui s’adressera qu’aux plus novices et laissera en paix les plus habiles ». Le sénateur fustigera les industriels de la culture qui n’ont concédé que l’abandon des DRM selon lui. « Les catalogues sont limités, les inédits, introuvables, et les prix trop levés. » Le Sénateur expliquera qu’il n’est pas juste de faire porter les causes de la crise du secteur à la gratuité, puisque la gratuité permet de faire vendre. Il citera Bienvenue chez les Ch'tis, piraté massivement, mais plébiscité au cinéma, et les initiatives de l’Élysée comme la gratuité des musées pour les jeunes, espérant que les jeunes puissent continuer à y aller plus tard. Idem pour l’abonnement gratuit à un journal pour les moins de 18ans… De même, le texte est déjà en retard puisqu’internet consacre « le passage à une logique de stockage à une logique de flux », les sites de streaming.
Le texte est finalement adopté. Personne n'en doutait. Le texte partait
alors vers 13H en direction de l'Assemblée pour subir la même issue, du
moins... ce que l'on pensait !
Assemblée Nationale : Christine Albanel désavouée
À l’Assemblée, le discours aura été similaire. On signalera d'abord
la surprenante déception de Franck Riester qui était favorable à ce
que les internautes suspendus ne soient pas astreints au paiement de
l’abonnement. « Ce retour risque d’être perçu comme une mesure d’injustice
» exposera le rapporteur du texte. Le député regrettera également la
suppression de l’article qui consistait à tenir compte de la mise à
disposition des œuvres légales pour conditionner la riposte graduée. « C’était juridiquement fondé et équitable ».
Lors d’une exception d’irrecevabilité, qui ne sera finalement pas retenue, Bloche résumera « les faucons l’ont emporté sur les colombes ». Le texte est dépassé, coûteux, inefficace, techniquement très difficile à mettre en œuvre répétera encore le parlementaire. « Son fondement même est récusable tant la question réside ailleurs : comment adapter le droit d’auteur à l’univers numérique » tranchera Patrick Bloche. « Depuis 3 ans [NDLR : Vote de la loi DADVSI], les auteurs n’ont pas touché de rémunération complémentaire et ce débat est une nouvelle occasion manquée. Le gouvernement ignore toute approche alternative ». Le PS avait proposé une contribution créative, qui fut rejetée par l’Assemblée. « Ce texte n’est qu’un leurre, tout comme les artistes qui découvrent leur nom sans avoir signé dans la pétition des 10 000 personnalités. »
Bloche évoquera l’interview récente de Laurent Petit-Girard qui « A titre personnel, ce qui n’engage donc pas la SACEM, je pense que nous arriverons à une nouvelle forme de licence où les utilisateurs, moyennant une majoration de leur abonnement à laquelle aura participé le fournisseur d’accès, auront accès à des fichiers fournis par l’ensemble des producteurs avec des fichiers sains et normés, assurant une parfaite traçabilité des ayants droit ». La Sacem est « déjà dans l’après » conclura Patrick Bloche, le « mécano hasardeux et inefficace »
« Ce projet ne pourra être mis en œuvre pour 3 millions non dégroupés » soulignera Billard puisque pour ceux-là, on ne pourra couper la ligne, sans toucher à la TV et au téléphone. Les plus gros opérateurs devront consacrer plusieurs millions d’euros dans un délai de 18 mois. « Qui prendra en charge ces coûts nécessaires d’adaptation ? » Bloche regrettera les silences des débats face à des questions cruciales : les sociétés qui repéreront les IP, les garanties techniques, la labellisation… « Seule la Hadopi discutera tous ces critères sans cadre, ce n’est pas acceptable est contraire au principe d’égalité devant les citoyens » dira le député qui remémorera que le sursis à exécution, la labellisation des outils seront de l’ordre d’un simple décret…
Martine Billard dira que les grands lobbies « auront été servis », regrettant l’ensemble des amendements qui avaient même fait consensus. La députée rappellera les bugs de Christine Albanel comme la preuve disque dur que l’abonné pourra apporter sous le bras à la Hadopi, ou le pare-feu qui serait présent dans Open Office. « Les internautes ce n’est pas 5 gus dans un garage, mais 18 millions d’utilisateurs d’internet ». Martine Billard dira encore que le logiciel libre est très menacé par ce texte, après le « fiasco » de la loi DADVSI.
Frédéric Lefebvre attaquera les partisans du texte qui « défendent les illégaux », martine Billard lui répondra « je ne savais pas qu’il y avait des illégaux, il n’y a que des actes illégaux ! » qui reprochera encore une fois « vous opposez paiement et gratuité, une opposition primaire ».

« Le silence de cette loi est trop porteur de menaces, d’incertitude et oserais-je dire, de dissimulation » ajoutera Bloche. Les opposants au texte signaleront que cette loi va couter des millions d’euros, alors que le budget de la Culture va être diminué d’autant. Au fil des explications de vote, Bloche évouqera le paradoxe de cette loi, une « nouvelle ligne Maginot », va mixer « automatisation » et contrôle de masse, et « examen au cas par cas ». Ça « ne va pas ensemble ! Le simple fait que 7 petites mains seront affectées à la Hadopi montre qu’elle ne pourra faire dans la dentelle ». Pour le député, « cette loi met en place une présomption de responsabilité, sans droit de recours effectif, ce qui ignore le droit à une procédure équitable. Les mails ne sont pas de simples rappels ! (…) Les artistes ne vont pas toucher un euro de plus, les contribuables vont devoir payer cette gabegie ».
Jean Dionis du Séjour expliquera que le texte est effectivement fragile constitutionnellement. Il dira aussi qu’il votera personnellement contre car la CMP est revenue sur un vote unanime à l’Assemblée Nationale.. « Trop c’est trop » commentera le député déjà très inquiet par l’article 5 sur le Filtrage qui vient attaquer la LCEN, ou la double peine pour les abonnés suspendus qui devront toujours payer leur abonnement… « La goutte d’eau qui a fait déborder le vase Hadopi », comparant ce texte au Titanic, se dirigeant droit vers l’iceberg pendant que l’orchestre continue à jouer.
Quant à Paul, il déroulera « les critiques qui grondent dans le pays, que vous n’écoutez pas. Le droit ne s’écrit pas contre la société et les usages de masse. (…) Avec cette loi vous décrétez le progrès à l’envers » poursuivra le député selon qui «vous êtes dans l’impasse et Hadopi est le nom de cette impasse ». Pour annoncer le contrôle du Conseil Constitutionnel, Paul dira « Hadopi est dans l’impasse, hadopi ne passera pas ».
Jean Pierre Brard exposera lui que l’histoire se répète : « de même que la loi DADVSI n’a pas apporté un centime de plus aux artistes, la loi HADOPI ne porte aucune disposition de plus permettant de diversifier les modes de financements de la création », et que les internautes « ne sont pas des criminels ». Le député fustigera les risques pour le logiciel libre et un texte inutile et inapplicable. Ce texte est « un blanc seing pour les appétits culturels pour les intermédiaires et les majors ». Brard citera Pascal Nègre... « une loi qui se borne à sanctionner plus pour consommer plus. Nous nous y opposerons, et nous voterons contre » conclura Brard « ce n’est pas l’avenir que vous portez, mais le passé dont vous êtes les vestiges »

Philippe Gosselin reviendra lui sur cette loi qui n’est « pas liberticide » selon lui, et qu’il faut cesser d’instrumentaliser les artistes sur cette loi… « IL ne s’agit pas de criminaliser » avec cette loi. Le réputé relativisera l’amendement 138, le rapport de l’eurodéputé grec, etc. « Quand bien même l’accès à internet serait considéré comme un droit fondamental, il devra toujours être concilié avec d’autres libertés », manière de dire qu’il n’y a aucune liberté absolue et que les droits doivent être conciliés. En plus de cette loi, « j’attends aussi en parallèle au développement substantiel de l’offre légale qui doit être accessible » avec des prix à la baisse… Le groupe UMP votera pour.

Christine Albanel reprendra en boucle ses propos au Sénat, en remerciant au final les députés et sénateurs. « Une loi équilibré qui fait la juste part », un enrichissement de l’offre légale, la possibilité d’un dialogue dans le processus de la riposte graduée…
Viendra alors les explications de vote. Le président de l'AN demande au PS de prendre la la parole. Le PS refuse, on passe au vote et la baffe arrive : le texte est rejeté.
07 avril 2009
Quelques lien à visiter :
http://www.numerama.com/magazine/12557-Hadopi-lettre-ouverte-d-un-pirate-anonyme.html
Deneuve, Mastroianni, Victoria Abril démolissent la loi Hadopi
Il y a de l'April dans l'Abril
Des actrices, Victoria Abril, Catherine Deneuve, Chiara Mastroianni, des réalisateurs, comme Christophe Honoré ou Chantal Arkerman, des producteurs comme Agathe Berman, etc. ont tous signé une tribune à ne pas manquer dans Libération (rubrique Rebonds, Libé du 7 avril ou directement sur Ecrans.fr). Sous forme de lettre ouverte aux spectateurs citoyens, ces professionnels du cinéma recadrent quelques contrevérités oubliées par Jaimelesartistes.fr, site du ministère de la Culture destiné à « vendre » le projet de loi Hadopi.
« Aujourd’hui certains craignent cette révolution [numérique]
et craignent pour leur monopole. La loi création et Internet répond à
une angoisse légitime que nous partageons : celles de voir les œuvres
dévalorisées et dégradées par leur diffusion piratée sur Internet ». Mais le consensus avec Universal & Co s’arrête là : « Pourtant,
cette loi, qui prétend se poser en défenseur de la Création, ne fait
qu’instaurer un mécanisme de sanctions à la constitutionnalité douteuse
et au fonctionnement fumeux ». Bref, une usine a gaz « fruit d’un lobbying massif, fondé sur la présomption de culpabilité » poursuivent ces personnalités.
La Hadopi pourra « sans qu’aucune preuve fiable ne soit
apportée et sans qu’aucun recours gracieux ne soit possible, couper
durant une durée extensible à l’infini [NDLR : un an] la connexion internet d’un usager ». Ces artistes bien informés évoquent au fil de leur diatribe le risque évident de double peine, «
alors que le Parlement européen vient (…) de qualifier l’accès internet
de droit fondamental, alors qu’aux États-Unis le modèle de riposte
graduée se fissure » et que dans le reste du monde, on s’en prend
davantage à ceux qui font commerce du piratage. En France le choix est
autre : « le gouvernement s’obstine à voir dans les utilisateurs,
dans les spectateurs des enfants immatures à l’origine de tous les maux
de l’industrie cinématographique ».
Les critiques continuent, on évoque une loi « démagogique, techniquement inapplicable, bêtement ignorante des nouveaux procédés de téléchargement et purement répressive ». Elle est « l’ultime
et vaine tentative d’éradiquer le piratage par la sanction, sans se
soucier de créer une offre de téléchargement légale, abordable et
ouverte sur Internet ». Ces personnalités ne se reconnaissent donc pas dans cette démarche et en appellent à une adaptation à l’univers numérique « où l’accès à la Culture perd son caractère discriminatoire » et surtout demandent à ce que l’on cesse « de vouloir en faire une société virtuelle de surveillance où tout un chacun se sentirait traqué ».
La licence légale est posée comme solution possible, tout comme une
plateforme unifiée de téléchargement des œuvres sans DRM et à prix
accessibles, voilà des réponses qui peuvent être envisagées.
« L’heure est à la réinvention et à l’émerveillement, et non à l’instauration d’un énième dispositif répressif » indiquent encore les Deneuve, Abril et autre Mastroianni, qui torpillent un texte qui « ignore volontairement les intérêts du cinéma d’auteur ».
Ces acteurs, réalisateurs et producteurs, appellent enfin à ce que
chacun contacte les politiques, notamment, pour abandonner tant qu’il
est encore temps le dispositif Hadopi, au profit « d’un système plus juste, équilibré et prenant en compte les intérêts de tous ».
Nul doute que ce Rebonds sera repris in extenso sur Jaimelesartistes.fr pour apporter le débat et la contradiction…
Rédigée par Marc Rees le mardi 07 avril 2009 à 10h36 (22804 lectures)
Source de l'INformation : Libération
03 avril 2009
Et voilà, la loi HADOPI a été adoptée par les députés contre tous les amendements qui ont été déposés et toutes les levées de boucliers que ce soit à droite comme à gauche. Comment une telle loi peut elle passé contre l'avis de tous ? A suivre.....
02 avril 2009
Augmentation des prestations sociales et baisse du prix du gaz en avril
Hier, au 1er avril, une série de réajustements des montants des prestations et de prix a eu lieu.
Retraites de base : + 1 %
Le gouvernement a décidé d'une hausse de 1 %. Les retraites sont désormais revalorisées au 1er avril et non plus au 1er janvier.
Retraites complémentaires : + 1,3 %
Patronat et syndicats ont décidé d'une revalorisation des pensions de 1,3 % à compter du 1er avril.
Minimum vieillesse : +6,9 % Le minimum vieillesse, désormais appelé Allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa), augmente de 6,9 % pour les personnes seules, s'élevant à 677 €.
Pour les personnes en couple, la revalorisation est d'1 %.
Allocation adulte handicapée (AAH) : + 2,2 %
L'AAH, qui avait été revalorisée de 3,9 % au 1er septembre dernier, augmente de 2,2 % et sera de nouveau revalorisée de 2,2 % au 1er septembre prochain. L'allocation passe ainsi à 666,96 € par mois.
Prime de 500 € pour les chômeurs non indemnisés ayant perdu leur emploi.
Prix du gaz : - 11,3 %
Les prix du gaz naturel facturés aux ménages baissent de 11,3 % en moyenne à partir de mercredi 1er avril.
Prime de solidarité active : 200 €
Elle va être versée dans les premiers jours d'avril à près de 3,8 millions de foyers modestes.
Indemnités chômage
Les demandeurs d'emploi pourront désormais être indemnisés par l'assurance chômage s'ils ont travaillé au moins quatre mois sur deux ans et demi.
C'est plus simple. Je vous invite à cliquer sur ce lien :
http://fr.readwriteweb.com/2009/03/31/prospective/hackers-contre-hadopi-chronique-guerilla/
31 mars 2009
Mardi 31 mars 2009
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Tech & Net
Publié le 30/03/2009 à 18:11 - Modifié le 31/03/2009 à 07:10 Le Point.fr
40 stars de la chanson et du cinéma unis derrière la loi Hadopi
lepoint.fr (avec agence)

Lundi, au théâtre de l'Odéon, Thomas Dutronc a souligné le danger que faisait peser le piratage de musique en ligne sur les jeunes artistes © sami belloumi
Le principe de riposte graduée séduit le monde des artistes. Et même ceux qui ne portent pas le gouvernement dans leurs coeurs approuvent l'idée d'alerter puis de sanctionner par une suspension de l'accès à Internet l'internaute récidiviste. Lundi, alors que l'examen du texte était à l'ordre du jour à l'Assemblée nationale, une quarantaine d'entre eux se sont réunis au théâtre de l'Odéon pour exprimer leur ras-le-bol. Revue d'effectifs.
"Quand on va dans un musée, on ne repart pas avec un tableau sous le bras. (Je vous signale la gratuité des musées) Défendre la loi d'un gouvernement avec lequel on n'est pas forcément d'accord n'est pas un exercice facile. Mais cette loi est juste", estime le jeune chanteur Da Silva.
"Aux yeux de certains, il semblerait que voler une oeuvre de l'esprit ne soit pas un vol !", s'insurge le scénariste Jean-Claude Carrière.
"Pour élever ma gamine, il faut que je gagne ma vie", souligne la jeune chanteuse Agnès Bihl. "Si on ne peut plus le faire en chantant, il faudra prendre un autre boulot ; on va tomber dans l'amateurisme", argumente-t-elle.
La chanteuse Françoise Hardy est "absolument d'accord avec cette loi". "C'est notre gagne-pain que nous défendons", souligne-t-elle. Son fils, le chanteur Thomas Dutronc, estime que "les jeunes artistes sont en danger". "Ceux qui ne défendent pas la loi sont démagos", ajoute-t-il.
Le chanteur Sanseverino s'agace que l'on puisse faire passer les défenseurs de cette loi pour une "bande de gros bourgeois" qui ont peur de se faire voler. "Il va bien falloir faire des menaces pour que les gens arrêtent de télécharger", a-t-il considéré. (tout à fait d'accord, de qui se moque-t-on)
"La loi n'est peut-être pas parfaite. Mais quand j'entends dire qu'elle est liberticide, cela me rend fou furieux", s'est exclamé le cinéaste Alain Corneau.
"Je vis très mal d'être accusé d'être liberticide en défendant cette loi", a, quant à lui, déclaré le cinéaste Christian Carion, qui juge cela "insultant". "La finalité du texte n'est pas de couper l'accès à Internet. Son but fondamental est de rappeler que pirater est illégal", a-t-il dit.
Alain Chamfort relève que "pirater n'est en rien un droit fondamental". Il juge "inquiétante la violence de certains pirates" à laquelle il a eu l'occasion d'être confronté lors de "chats".
Le cinéaste Jean-Jacques Annaud s'est déclaré "stupéfait de la hargne de certaines personnes qui ont pris l'habitude de la gratuité". (il faudrait peut-être réajuster les prix des CD et des DVD et surtout les places de cinéma) Il me semble que du moment que cela tombe dans le domaine public, on peut en fait ce qu'on veut du moment qu'on n'en fasse pas un trafic qui lui est illégal. Sur ce point-là, personne n'évoque le sujet. Est-ce que cela arrangeraient des personnnes hautement placés, je me le demande.
Les chanteurs Dani, Christophe Mae, Arthur H., Maxime Le Forestier, le jazzman Didier Lockwood, les cinéastes Nadine Trintignant et Radu Milhaieanu participaient également à la rencontre, organisée par la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (Sacem) et la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD).













