Le blog de Philippe

Je m'appelle Philippe, j'ai 41 ans, je suis handicapé de naissance mais à part cela, tout roule. Je vous ferais découvrir mes joies , mes rires et mes coups de gueules sur l'actualité du moment. Cela dépend du moment.

29 mars 2008

 

Handicapés, malades et invalides défilent pour un revenu "décent"

Par Martine VERON AFP - Samedi 29 mars, 07h30

PARIS (AFP) - Plus de 25.000 personnes handicapées, malades ou invalides sont attendues samedi à Paris, pour une "marche vers l'Elysée" à l'appel du collectif d'associations "Ni pauvre, ni soumis", qui réclame un revenu d'existence "décent", au moins égal au Smic.

Vendredi, le ministre du Travail Xavier Bertrand a déclaré que la manifestation était le "signe d'une attente légitime" et qu'il allait recevoir les associations mardi, avec Valérie Létard.

"Aujourd'hui, des centaines de milliers de personnes handicapées, atteintes de maladie invalidante ou victimes d'accident du travail, qui ne peuvent pas ou plus travailler, sont condamnées à vivre toute leur vie sous le seuil de pauvreté" (817 euros par mois pour une personne seule), affirme le collectif.

Pour cette manifestation "historique", le collectif, qui regroupe une centaine d'associations, a affrêté 13 trains et 5 avions, 700 autocars et minibus.

Rendez-vous est donné samedi à 11h00 place de la République, pour un début de manifestation à 13h00 vers la place de l'Opéra, d'où une délégation partira à l'Elysée.

"Quand on sait l'effort que cela signifie pour un handicapé de se déplacer, cela montre bien la motivation des gens. Avec des moyens logistiques supérieurs, on aurait pu doubler le nombre", a déclaré Emmanuel Loustalot, délégué de l'APF (paralysés de France) à Montpellier.

La question des ressources des personnes handicapées a été insuffisamment traitée par la loi handicap de février 2005, estiment les associations.

Elle a certes créé une "prestation de compensation" destinée aux aides matérielles et humaines, mais n'a pas amélioré les revenus d'existence, déplorent-elles.

"On peut avoir une aide 24h/24 mais être réduit à une activité de survie", explique l'APF. Quelque 810.000 handicapés, qui ne peuvent pas ou plus travailler, vivent avec les 628,10 euros de leur allocation adulte handicapé (AAH).

La confirmation par Nicolas Sarkozy mardi, quatre jours avant la manifestation, de revaloriser l'AAH de 5% en 2008, conformément à sa promesse électorale, "n'a fait que mobiliser les gens", souligne le secrétaire général de la Fnath (accidentés de la vie) Arnaud de Broca.

"On rend d'un côté ce qu'on prend de l'autre", dit-il, rappelant que les bénéficiaires de l'AAH ne sont pas exonérés des franchises médicales créées par le gouvernement.

Les associations craignent aussi que l'accent mis par le gouvernement et le chef de l'Etat sur l'emploi des handicapés, avec une conférence nationale le 10 juin centrée sur ce thème, n'ait pour effet de "culpabiliser" ceux qui ne peuvent travailler.

Nicolas Sarkozy a déclaré mardi qu'il fallait avoir "le courage de revoir les conditions de l'allocation", de façon à privilégier l'accompagnement vers l'emploi.

"Cela signifie de manière insidieuse qu'il y a des handicapés qui pourraient travailler mais préfèrent l'assistance", estime Patrice Tripoteau, responsable à l'APF.

"Tout le monde est d'accord pour dire que la meilleure solution, c'est d'avoir un emploi, mais il y a des problèmes de formation, d'accessibilité, de discrimination, et beaucoup ne peuvent pas travailler, doit-on les laisser sous le seuil de pauvreté ?", interroge Arnaud de Broca.

Rappelant que la solidarité familiale ne doit pas se substituer à la solidarité nationale, les associations demandent un réel accès à la formation et à l'emploi pour ceux qui le peuvent, la garantie d'un revenu décent pour les autres, et une harmonisation des régimes existants.

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28 mars 2008

Allocation adultes handicapés :le gouvernement peut mieux faire

                                                                                                                                   Jeudi 27 Mars 2008
                         

Lors d'une table ronde sur le thème du handicap au travail mardi 25 mars 2008 à Tarbes, Nicolas Sarkozy a annoncé l'augmentation de 5 % de l'allocation adultes handicapés (AAH) pour cette année 2008. Les associations de handicapés voient dans cette réévaluation les premiers pas de la concrétisation d'une promesse du chef de l'état : augmenter l'AAH de 25 % échelonnés sur les cinq ans du mandat présidentiel. En France, environ 800 000 personnes handicapées et "fortement éloignées de l'emploi" seraient bénéficiaires de l'AAH en raison de leur incapacité à travailler.

Actuellement, le montant de l'AAH s'élève à 628,10 € mensuels après avoir déjà été revalorisé de 1,1 % en janvier dernier. Avec ces 3,9 % supplémentaires, l'allocation allouée aux adultes handicapés devrait s'établir à un peu plus de 650 € à partir du 1er septembre 2008. Soit une hausse de 31 € par mois à la fin de l'année. Un revenu toujours inférieur au seuil de pauvreté (681 € pour une personne seule). Pour le président de l'Association des Paralysés de France (APF) Jean-Marie Barbier, cette mesure n'est pas suffisante et ne fait qu'appliquer les textes en vigueur. L'APF souhaite aussi que l'AAH ne dépende plus des ressources du conjoint car beaucoup de personnes handicapées en couple voient leur allocation significativement diminuer dès lors que le conjoint travaille.

Regroupées au sein du mouvement "Ni Pauvre Ni Soumis", les associations ont prévu une manifestation samedi afin de réclamer un "revenu d'existence" ou un revenu de remplacement dont le montant serait au moins égal au Smic brut (1 280 € actuellement). Le collectif demande également une revalorisation "au moins équivalente pour la pension d'invalidité, les rentes d'accident du travail et de maladies professionnelles". Les associations de "Ni Pauvre Ni Soumis" attendent environ 20 000 personnes pour cette "marche vers l'Elysée" qui partira à 11h de la Place de la République.

Source : Communiqué de l'APF - mars 2008

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23 mars 2008

Elections municipales - A Perpignan, "la révolte des chaussettes" prend fin

L'opposition, qui accuse la majorité d'avoir multiplié les irrégularités, attend désormais le verdict du recours en invalidation du scrutin. Le tribunal administratif de Montpellier dispose d'un délai maximum de trois mois pour se prononcer.

 

A.C. (avec agence) - le 23/03/2008 - 14h24

Leur slogan aurait pu être "aux chaussettes citoyens"... Il va falloir maintenant les ranger au placard. Après une semaine de manifestations, la gauche perpignanaise met fin à "la révolte des chaussettes", qui cherchait à dénoncer la fraude ayant selon elle entaché le second tour des élections municipales du 16 mars. Au cours du dépouillement, le président d'un bureau de vote de la ville avait été surpris en flagrant délit, alors qu'il rajoutait sur la table de décompte des bulletins en faveur du maire sortant, jusque-là dissimulés dans sa chaussette gauche.

"Après notre dernière action de samedi soir, nous avons décidé d'arrêter nos manifestations. Le temps de la justice est maintenant venu, avec le recours en invalidation de ce scrutin que nous avons déposé", a déclaré Jacqueline Amiel-Donat, tête de liste socialiste opposée au maire sortant UMP, Jean-Paul Alduy. Ce dernier l'a emporté dimanche avec 574 voix d'avance, mais le PS, associé au MoDem lors du scrutin, accuse la majorité municipale d'avoir multiplié les irrégularités. "Dans notre recours en invalidation, nous avons recensé une quinzaine d'autres motifs d'annulation liés à d'autres fraudes que nous avons découvertes malgré la loi du silence que Jean-Paul Alduy a tenté d'imposer sur sa ville", avance la candidate socialiste.

"Filouteries électorales", "système mafieux"

Le tribunal administratif de Montpellier dispose désormais d'un délai maximum de trois mois pour se prononcer. "Il existe certes un délai maximum de trois mois mais il est rarement respecté par le tribunal administratif qui est surchargé de travail", souligne Jacqueline Amiel-Donat. "Il ne faut pas espérer une première audience avant l'automne, c'est normal. Et si la justice nous donne raison, alors il y aura forcément appel devant le Conseil d'Etat, soit encore un an d'attente", estime-t-elle.

Le président du bureau de vote suspecté de fraude avait été placé en garde à vue dans la soirée de dimanche puis relâché mardi soir, après avoir été placé sous contrôle judiciaire strict et mis en examen pour fraude électorale. Depuis, plusieurs centaines de manifestants se réunissaient chaque soir devant la mairie de Perpignan en brandissant des chaussettes afin de dénoncer les "filouteries électorales", selon eux, de Jean-Paul Alduy. De son côté, le maire sortant a porté plainte pour diffamation contre son adversaire, après que cette dernière ait publiquement évoqué à plusieurs reprises un "système mafieux". C'est dans un climat houleux que Jean-Paul Alduy a été réélu maire de Perpignan vendredi par le nouveau Conseil municipal, lors d'une réunion boycottée par plusieurs membres de l'opposition.

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22 mars 2008

Bonne pâques à tous

Il était une fois quatre individus, qui s’appelaient

Tout-le-Monde, Quelqu’un, Chacun et Personne.


Il y avait un important travail à faire.
On a demandé à Tout-le-Monde de le faire.
Tout-le-Monde était persuadé que Quelqu’un le ferait.
Chacun pouvait l’avoir fait.
Mais ce fut Personne qui le fit.


Quelqu’un se fâcha car c’était le travail de Tout-le-Monde.
Tout-le-Monde pensa que Chacun pouvait le faire.
Et Personne ne doutait que Quelqu’un le ferait.


En fin de compte, Tout-le-Monde fit des reproches à Chacun,

parce que Personne n’avait fait ce que Quelqu’un aurait pu faire.

 

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